On arrive trop tôt.
Un nuage noir arrive.
On s’assied, on parle, on regarde…
Il commence à pleuvoir. Les gens courent, tentent de se protéger, sous le camion sono, avec des sacs-poubelles ou le programme, sous les arbres et les escaliers. Quelque uns ont des parapluies, certains les regardent jaloux.
Nous, on est en polaire, les gouttes sont grosses, on les regarde l’air amusé, on est trempé, serré l’un contre l’autre, on a froid.
Le soleil sort, il pleut toujours, on applaudit tous, un arc-en-ciel sort.
4h plus tard, le concert commence, on est tous sur exité, la pluie s’est arrêtée, on est tassé face à la scène. Il commence part me gustas tu, on se regarde, elle sourit légèrement, ses cheveux dorés sont colés, on s’embrasse…
Parfois on chante, parfois on saute, souvent on fredonne. On applaudit, on applaudit si souvent que mes mains sont rouges.
À côté de nous un homme qui porte une cagoule de catcheur saute…
Il chante, ils jouent, derrière eux Les bulding de Montréal se découpent. Sur le plus haut, une lumière balaie le ciel de la ville comme un phare en pleine mer.
Le concert et déjà fini, on rentre chez nous en métro, toujours collé les uns contre les autres, on a maintenant trop chaud.
Merci Manu Chao.